ROUQUETTE Sébastien
MCF Communication
Sebastien.ROUQUETTE@univ-bpclermont.fr
Maître de Conférences HDR en communication (71ème section)
THEMES DE RECHERCHE
- Les usages des TIC ;
- L’analyse des sites internet, les stratégies multimédias ;
- Les nouveaux médias ; les blogs
- La sociologie des médias, l’espace public, les débats télévisés.
DIPLOMES
- 2009, Habilitation à diriger des recherches, Paris 8 ;
- 2001, Lauréat du prix de recherche de l’INA ;
- 2000, Doctorat en Communication, Paris 3 ;
- 1996, Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques, Aix-en-Provence.
RESPONSABILITES PEDAGOGIQUES, ADMINISTRATIVES, SCIENTIFIQUES
- Enseignements actuels (L1 Communication, L3 Journalisme, Master Stratégie de communication des entreprises)
Connaissances des médias ;
Théories de la communication ;
Introduction à l’audiovisuel ;
Introduction à la sociologie ;
Stratégies multimédias et analyses de sites Internet ;
- Responsabilités administratives (actuelles)
Directeur des Etudes de Première Année, Licence 1 Information et Communication ;
Porteur de la mention de Master Communication, stratégie internationale et interculturalité de l’UFR LACC (quadriennal 2012-2014) ;
Membre de la commission de spécialistes 7ème/71ème de l’UBP (depuis 2005) ;
Membre de la commission pédagogique et du conseil de l’UFR LACC.
- Responsabilités scientifiques (actuelles)
Responsable-adjoint du Groupe de recherche Communication et Solidarité ;
Responsable-administratif et rédacteur du dossier AERES équipe d’accueil du Groupe de recherche Communication et Solidarité (2010).
PUBLICATIONS
Livres de recherche
2010, Sébastien Rouquette, L’hypermédia Internet, Ina éditions, 292p.

2009, Sébastien Rouquette, L’analyse des sites Internet. Une radiographie du cyberesp@ce, Paris/Louvain, Ina/De Boeck, 332 p.

2009 en collaboration avec Jost François (direction) ; Patrice Eveno ; Joëlle Farchy ; Thierry Lefebvre ; Michèle Lagny, Rouquette, Sébastien, 50 fiches pour comprendre les médias Bréal, 159 p

2002, Sébastien Rouquette, Vie et mort des débats télévisés, Paris/Louvain, Ina/De Boeck, 247 p.

2001, Sébastien Rouquette, L’impopulaire télévision populaire, L’harmattan, Paris, 304 p.

Articles de revues scientifiques
17. Sébastien Rouquette,« La presse mobile en ligne. Nouveaux usages, nouveaux enjeux médiatiques », Les cahiers du numérique, vol°6/n°2, 2010, p. 63-83.
16. Sébastien Rouquette, "Les portails comme hypermédias", les temps des médias, 2009, p. 203-217.
15. Sébastien Rouquette, « Les blogs BD : des blogs ou des bandes dessinées avant tout ? », Hermès, n°63, 2009, p. 117-122.
14. Sébastien Rouquette, 2009, « Mutations des frontières, mutations des publicités sur le web », Cahiers du Circav, Lille, p. 241-256.
13. Sébastien Rouquette, « Sociologie des sites web d’entreprise », vol. 10, n°1, Esprit critique. Revue internationale de sociologie et de sciences sociales, 2009, 15 p.
12. Sébastien Rouquette, 2008, « Les blogs "extimes". Analyse sociologique de l’interactivité des blogs », TIC et société, Canada, 31p
11. Sébastien Rouquette, 2008, « le web des internautes. Trois relectures sociologiques des études d’usages », Communication, Canada, 2008, pp. 45-74.
10. Sébastien Rouquette, 2008, « L’Internet municipal : impasses politiques, ancrages territoriaux », Quaderni, Paris, pp. 97-105
9. Sébastien Rouquette, 2008, « Les sites d’entreprises. Analyse des cadres idéologiques d’interprétations », Communication et langages, Paris, pp. 117-130
8. Sébastien Rouquette, 2008, « Internet, facteur de standardisation des identités politiques ? », Terminal. Technologie de l’information, culture et société, n°102, p. 177-191
7. Sébastien Rouquette, 2004. « Justice et télévision : les prétoires télévisés (1956-2000) », Les cahiers d’histoire de l’audiovisuel, Paris, pp. 83-124.
6. Sébastien Rouquette, 2003, « Télévision et démocratie : le cens caché », Médiamorphoses, Paris, n°7, pp. 89-98,
5.Sébastien Rouquette, 2003, « Porte-parole sans parole », Histoire et sociétés. Revue européenne d’histoire sociale, Paris, n°3, pp. 117-132
4. Sébastien Rouquette, 2003, « C’est mon choix ou l’impopulaire conversation ordinaire », Cahiers du CIRCAV, Lille, pp. 251-264
35. Sébastien Rouquette, 2002, « Les logiques de l’anonymat », Médiamorphoses, Paris, n°5, pp. 67-80
2.Sébastien Rouquette, 2001, « Le monde de la compétence sociale », Réseaux, Paris, n°107, pp. 238-260
1. Sébastien Rouquette, 2000, « La professionnalisation diffuse de l’arène médiatique », Quaderni, Paris, pp. 25-47
Direction d'ouvrages collectifs
2. 2011, "Sciences et Médias", Sébastien Rouquette, coord., CNRS Editions, Collection Les essentiels, 96 pages.
1. 2011, "L’identité plurielle", Clermont-Ferrand, PUBP, 2011, p. 7-21.

Chapitres d'ouvrages collectifs
3. Sébastien Rouquette,« Sciences et Médias : un changement de logique », in Sciences et Médias, CNRS Editions, 2011, p2-20.
2. Sébastien Rouquette, « Des liens sociaux tissés dans la blogosphère politique », in Vivre ensemble aujourd’hui, coord. Dacheux, E., L’harmattan, 2010, p. 25-40.
1. Sébastien Rouquette, 2005, « Procès, débats télévisés : une même stratégie de confrontation », Années 70 : la télévision en jeu, JOST, François (dir.), Paris, CNRS éditions, pp. 131-150
Articles de colloques avec comités scientifiques
2011, "Internet, un hypermédia fragmenté", in Entre communauté et mobilité, coord. S. Agostinelli, D. Augey, F. Laurie, Presse des Mines, p.135-152.
2011, « L’identité plurielle », in L’identité plurielle, Clermont-Ferrand, PUBP, p. 7-21.
2010, « Convergence ou divergence des pratiques de consommation de l’information en ligne ? », colloque SFSIC, Dijon
2009, « Peut-on formater la dérision ? » Formats et genres audiovisuels, Presses Universitaires de Provence, dir. André E, Jost F. et Soulez G., p. 209-216
2008, « le cyberespace médiatique. Une médiation médiatique en réseau, fragmentée, interactive, individualisée ? », Congrès SFSIC, 10 p.
2008, « Les portails associatifs. Analyses des parcours de lecture », Colloque CNRIUT, 8 p
2005, « Du débat populaire. Logiques de production télévisées », Production(s) du populaire, MIGOZZI, Jacques et LE GUERN Philippe (dir.), Pulim, Limoges, pp. 236-259.
2002, « Du témoignage télévisé », Discours audiovisuels et mutations culturelles, BERTIN-MAGHIT, Jean-Pierre, JOLY, Martine, JOST, François et MOINE, Raphaëlle (dir.), Paris, L’harmattan, pp. 315-327
2001, « La rationalisation des problèmes de société », Télévision : questions de formes, GARDIES, René et TARANGER, Marie-Claude (dir.), Paris, INA/L’harmattan, 2001, pp. 141-164
Autres publications
Notes de lecture pour Réseaux, Questions de communication
SEMINAIRES ET CONFERENCES INVITES
2011 (octobre) Conférencier invité séance inaugurale du colloque international Publics populaires, Nancy, Djamil Dakhlia.
2011 (janvier) "D’un média à l’autre, quelles méthodologies ?", Séminaire INA Statistiques, coord. A Le Foulgoc, Paris.
2010 (juin) Séminaire Céditec « Analyses des nouveaux dispositifs sociotechniques », Coordonné par Stéphanie Wojcik et Christine Barrats, Paris 12. Autre invitée : Laurence Monnoyer Smith.
2010 (mai) Colloque sur invitation « Le design aujourd’hui », coordonné par Patrick Bourgne et Christel Chauzal, Moulins
2010 (mars)Animateur d’ateliers de prédoctoriales de la société savante suisse, « multimédia et communication » : SSCM, Lucerne
2009, Ateliers méthodologiques de l’Inathèque, « Classification et typologies : la structuration documentaire », coord. Audrey Baneyx - Paris
2008, Séminaire école doctorale- UFR Culture et communication, Paris 8, Séance animée par F. Paquienseguy, intervention sur « sociologie des blogs »
2002, Séminaire du Ceisme, « L’analyse de sites politiques », Paris III
2001, Conférence sur « Les débats télévisés », Institut supérieur de communication - Levallois-Perret
VULGARISATION ET TRANSFERT DE CONNAISSANCES
2011 (avril) : Conférence public sur « Les réseaux sociaux numériques ? », Mirefleurs.
2010 (oct.) : Débat scientifique public sur « Les réseaux sociaux virtuels ». Les bars de la science, Clermont-Ferrand.
2009, Conférence publique : "Internet et usages du grand public", VVA, Vichy.
2007, Conférence publique : « La télévision comme industrie culturelle », Université indépendante de Vichy/ Club audiovisuel de Vichy, autre intervenante : M. Léger (juriste, France 2) - Vichy.
2005, Conférence publique « L’espace public télévisé », manifestation publique sur « Penser l’image » par la Mairie du 3ème - Paris.
2003, Débat sur « Le savoir à la télévision », Journée « Ecole et Télévision », organisateurs : CLÉMI et France 5, Université de Marne La Vallée. Débat avec J.-P. Cottet (DG France 5), D. Butzbach (CLÉMI), H. Waysbord (inspectrice générale de lettres).
Depuis 2004 : l’analyse des médias et d’Internet dans la presse : presse écrite (Les clés de l’actualité, 2010, 20 minutes, 2010 ; La Montagne, 2009 ; Marianne, 2007 ; Le Monde, 2006 ; 20 minutes, 2006 ; TV Magazine, 2004), radio ( France culture, 2011, France Bleu, 2011 ; Radio Campus, 2009 ; RMC, 2004 ; Radio Aligre, 2003), télévision (France 3, Médiations, 2005).
RESPONSABILITÉS SCIENTIFIQUES
2009 : Co-organisation d’un colloque Co-organisation avec Habib Boussadia, UFR LACC : "Représentation, reconnaissance et identité Culturelle. Le lien social à l’épreuve de la pluriculturalité", Colloque 26 et 27 novembre 2009.
2008 (oct.) Organisation du séminaire « Communication, recherche, associations de malades » - MSH de Clermont-Ferrand.
2006 : Membre du comité scientifique d’une journée d’étude « Les médiations de l’auteur » avec S. Bernas, P. Durand, P. Halen, H.-J. Lüsebrink, J.Walter, F. Frank Wilhelm. Organisatrices : Audrey Alvès, Maria Pourchet, Université de Metz.
PROJETS INDIVIDUELS
Le sens des blogs.
EXPERTISES
2011 : Expert de projet de recherche pour le Comité scientifique et universitaire Cofecub - ECOS ;
2011 : Évaluation comme expert pour Communication, Revue de communication Canadienne ;
2011 : Évaluation comme expert pour Société et jeunesse en difficulté, Revue pluridisciplinaire de recherche de l’école nationale de protection judiciaire de la jeunesse ;
2010 :Évaluation comme expert pour Questions de communication
2010, Membre du comité scientifique pour Les cahiers du numérique, « Piloter l’entreprise à l’ère du numérique », coord. Franck Debos ;
2009, Expertise d’article pour Communication (Canada) ;
2008, Expertise d’article pour Politiques et société (Revue de sciences politiques, Canada) ;
2008, Expertise d’article pour Studies in communication (Suisse) ;
2006, 2007, 2010, Expertises d’articles pour Questions de communication (France).
DIVERS
Membre titulaire de l’équipe Communication et Solidarité ;
Membre associé du CEISME (Paris III, dir. F. Jost) ;
Membre de la SFSIC ;
Dps. 06/2009 Participation au comité de rédaction de la revue Hermès.
RECHERCHE
Les usages d'Internet et des TIC
Le rôle joué par Internet dans les pratiques médiatiques et culturelles s’amplifie. Les Français – dont 38 millions disposent aujourd’hui d’une connexion - consacrent en moyenne plus de 2h chaque jour à surfer sur le Web pour leurs loisirs. Le grand public écoute de plus en plus la musique directement sur la toile, ce qui se répercute sur l’audience des radios musicales. Un internaute sur deux s’informe désormais via la presse en ligne, et ce de plus en plus fréquemment quotidiennement. Comment les différentes catégories d’internautes s’approprient-elles concrètement ces contenus consultés individuellement ? Comment les internautes naviguent-ils entre les multiples sites, liens, commentaires à leurs dispositions … ? C’est l’objectif des recherches actuellement menées.
L'analyse des sites Internet
Comment analyser les sites web ? Comment faire la part entre ce qui relève d’une simple adaptation de pratiques antérieures et ce qui résulte d’apports, de transformations, de logiques spécifiques au web ? Le plan proposé découle de ces choix successifs. Chaque partie expose à la fois une thématique, une problématique et une méthodologie spécifiques (méthodes d’analyses des sites internet). - _ L’ensemble offre d’abord un panorama approfondi sur la façon d’exploiter les différentes données touchant, directement ou indirectement, au contenu ou à la stratégie des sites : contenu des pages, de la hiérarchie des rubriques présentées, des forums, des mails, du graphisme et de l’ergonomie de la page d’accueil, des discours tenus dans la presse par les chefs d’entreprise ou les webmasters des sites, du conteste social général, de la place laissée aux énonciateurs .
Ces analyses multiplient ensuite les hypothèses explicatives, des plus immédiates aux plus extérieures : stratégie marketing de fidélisation classique, stratégie normative de légitimation idéologique de ses propres pratiques, stratégie économique de rentabilisation publicitaire, logiques sociales ou processus historiques généraux. Et ce, sur des thèmes qui permettent d’aborder des sujets particulièrement significatifs de l’évolution du web ou de son impact économique, social ou culturel.
Les nouveaux médias : l'hypermédia Internet
L’hypermédia Internet est fondamentalement structuré autour de quatre caractéristiques distinctes se renforçant mutuellement :
la fragmentation de l’offre,
la fragmentation des demandes,
une lecture et une écriture hypertextuelles
et, enfin, des ressources publicitaires inégalement réparties, en faveur des sites disposant de moteurs de recherche.

Ces quatre caractéristiques centrales génèrent deux types de conséquences. L’une sur les « maquettes » de la plupart des sites d’informations. Des maquettes caractérisées par des pages d’accueil « catalogues » et des mises en page reconstruites autour des articles. L’autre sur les modalités de financement, de fidélisation, d’offre et d’évolution des contenus qui se découpent en trois types de stratégies majoritaires : la stratégie hypermédia (portails généralistes), la stratégie d’intermédiation (agrégateurs de contenus), la recherche d’un public qualifié ou spécialisé pour les sites de médias et les pure players d’information.
Ainsi, avant d’être un espace médiatique en réseau, ouvert, convergent, avant d’être déterminé par son interactivité, l’hypermédia Internet se définit fondamentalement par son caractère fragmenté. Ce sont les logiques d’hyperconcurrence des offres, de multiplication et d’individualisation des demandes qui pèsent le plus sur les principaux sites : sur leurs contenus, mises en pages, stratégies de rentabilité.
Or, croissance exponentielle d’Internet oblige, cette fragmentation de l’hypermédia Internet, va inévitablement s’accentuer et, dès lors, ses multiples répercussions aussi.
Sociologie de la télévision : les débats télévisés de société
Sur le plan historique, ceux-ci ne forment plus une arène collective de confrontation d’opinions mais un espace d’échange d’informations dans lequel tout est planifié par avance.
Dès lors, la place donnée à la parole ordinaire a considérablement évolué : aujourd’hui, impératif de témoignage oblige, le Français standard s’exprime majoritairement comme échantillon représentatif d’une histoire et d’un groupe.
Parallèlement, le poids de tous ceux - experts, professionnels, militants associatifs, représentants syndicaux - qui voient leur définition de la réalité jugée légitime s’en trouve irrémédiablement renforcé . Contrairement à une idée répandue, la priorité accordée aux témoignages se traduit par une rationalisation des expériences de vie mises en avant et donc des débats.
Sociologiquement, L’impopulaire télévision populaire (2001) montre que l’une des principales questions concernant la parole à la télévision est celle de la sélection des citoyens/téléspectateurs. Les critères d’invitation implicites des invités standards des débats sont en effet très sélectifs. Comme le dévoile le portrait de l’invité idéal brossé - citoyen compétent, responsable, intéressant parce qu’intéressé - les équipes de journalistes privilégient fortement les médecins, avocats, enseignants, psychologues, cadres supérieurs du tertiaire, journalistes ou encore les artistes.
Pour être plus précis l’étude statistique réalisée sur 4000 invités standards (invité qui n’est ni élu politique, militant syndical, expert, représentant associatif) donne les résultats suivants :

Enfin, quatre facteurs expliquent à la fois l’invisibilité de cette sélection censitaire et les raisons de sa reproduction sur quatre décennies :
- l’imposition d’un principe de sélection médiatique fondé sur l’obligation de parler en raison d’une expérience, d’une compétence ou d’un témoignage direct avec le sujet traité (le devoir médiatique d’intéresser) ;
- la professionnalisation des témoignages (la gestion professionnelle du social) ;
- le prisme associatif (les ingénieurs du social bénéficiant alors de leur activisme militant)
- le biais du spectacle (chanteurs, comédiens, journalistes, animateurs, etc., sont sur-représentés).









